le Journal du Floyd

Sus aux bavarois...

dirndl en vitrine

Le Bavarois est en quelque sorte le Québecois Allemand. Le "patois-charabia" incompréhensible, combiné à un accent dont la tonalité n' est pas sans rappeler le chti profond des campagnes des bottes en caoutchouc mais sans le K-Way si cher à Dany Boon, nous renvoie à une rusticité certaine que ne contredit pas l' extrême rudesse des autochtones. Ventrebleu et mortecouille. Faisons rendre gorge à ces pisse-froids choucroutonneux et abièrisés...
Nan, je déconne. A dire vrai, il me fût impossible de trouver une brasserie à Münich digne de ce nom. La bière est bonne, c' est pas la question. Mais comme toute ville touristique, l' accueil est aux abonnés absents, enfin il manque ce petit quelque chose, ce "trois-fois-rien" qui fait toute la différence. Quant à la bouffe, c' est tout simplement cher et pas toujours très bon, voire pas bon du tout. Que dire encore de cette brasserie fréquentée, où nous avons été prié de garder la table une seule petite heure... Côté pizzeria, pas mal non plus, le pauvre bonhomme, il n' avait plus qu' un café crême en dessert. Une fois sur deux, la bière servie n' était pas celle commandée (sorte ou quantité). Bref, en gros, faut trier et réserver à l' avance, sinon t' es marron. Münich reste quand même une ville à visiter, et pas seulement au moment de l' Oktoberfest. En s' éloignant de Münich, l' ambiance change sensiblement. Garmisch-Partenkirchen, par exemple, est un endroit à ne pas rater. Concernant le patois, la situation est desespérée, y a plus rien à sauver.