le Journal du Floyd

Cherchez l' erreur...

verre de bire chez Joh. Albrecht, ville de Hambourg

Cela fait 10 ans. Pile poil. Je devais aller à une réunion barbante à Hambourg. Sans avoir le temps de sortir un appareil photo ou faire une visite de la ville. Tant pis pour Reeperbahn (pour les fins connaisseurs). Nous êtions 2, Gilles était également de la partie. Un ancien ch'ti devenu Parisien mais qui n' a jamais renié ses origines. Un vrai de vrai, quoi. Nous sommes donc arrivés la veille au soir, notre seul but, trouver un bon endroit pour bouffer. Nous avons erré, pas trop loin de l' hotel, qui se trouve juste à côté de la société. Herrengraben. Après avoir mangé, et histoire de ne pas finir comme des pouilleux, paumés dans une ville que nous ne connaîtrons sans doute jamais, l' envie du ch'ti de prendre une bière. Mon royaume pour une bière. Je ne me souviens plus où nous avions mangé, mais lorsque l' idée pertinente a jailli de nos esprits déjà embrouillés, nous êtions devant le Rathaus. La mairie, quoi? Gilles essayais de demander dans un anglais très frenchy où nous pouvions prendre une bière. Sans grand succès, évidemment. J'ai finalement abordé une dame dans un Allemand approximatif (le niveau n'est pas réellement mieux aujourd'hui), suffisant toutefois pour exprimer nos désirs alcooliques. Nous avons donc pris place chez Joh Albrecht, les cuves en cuivre à l' intérieur ont laissé une grande impression, la bière un vrai plaisir. Les années ont passé, de bouffeur de grenouilles, je me suis retrouvé bouffeur de saucisses, expatrié à Brême. 6 ans déjà. Par le jeu du hasard, des rencontres et de la curiosité, je suis redevenu étudiant , il y a 3 ans, dans une école située à Hambourg. 2 fois par an, je me retrouve à Hambourg pour des examens, des séminaires. Brême n'est pas très loin, mais se taper la Deutsche Bahn, le Metronom, enfin 3 heures de transport, pas mon truc. Je reste sur place, ce n' est pas beaucoup plus cher et je peux profiter de la ville, un petit peu. Photographie oblige. Mon premier désir, retrouver cette brasserie. Ce ne fut pas bien difficile, et je passe donc toutes mes soirées dans cet endroit sympatique, quoique toujours plein de monde. L' autre soir, je paie et me résouds à quitter ce lieu devenu mytique pour moi. Le serveur : vous êtes Français? moi : bah ouais. je me renfrogne déjà, je préfère passer inaperçu et oublier les questions d'usage, du style qu'est-ce que tu fais là? et le serveur de répondre : ça s'entend que tu es Français. moi aussi, je suis Français. Hein? Pardon? Le même, depuis 3 ans me dit au moment de partir "leb wohl". Ho, y a comme un défaut là, encore une fois, je n' ai pas tout compris.