le Journal du Floyd

Je fais partie des dinosaures ou quoi?

materiel de développement photo

Voici donc la parfaite panoplie du petit photographe. Une paire de ciseaux empruntée à la couturière du coin. Les spires blanches dans lesquelles je vais enrouler mes films. J'ai extrait les amorces avant et coupé en biseaux. Pour faciliter l'introduction du film dans la spire. En arrière-plan, un sac manchon qui garantit une obscurité parfaite pour procéder à l'enroulement du film et la mise en place de la spire dans la cuve de développement. Les produits sont préparés la veille et conservés durant une période 6 mois. Ces séances de développement interviennent assez rarement, 3 ou 4 fois par an. Pour 4 films à chaque fois. Combien sommes-nous encore à développer de cette manière? Une réminiscence du passé? Tout est maintenant numérique. Le rendu que j'obtiens, sans être d'une qualité irréprochable, est toutefois largement meilleur. La définition, l'acutance (ce mot aussi va disparaître du dictionnaire à l'avenir...), même scanné!, est reconnaissable et dépasse largement les résultats numériques. Mais bon, pour satisfaire la demande majoritaire de la plèbe, je suis sûrement déjà à classer parmi les derniers dinosaures, condamnés à une mort certaine. Il ne me restera plus qu'à scanner tous ces négatifs amassés au fil des années et me souvenir avec nostalgie de ces séances de développement.