Un peu de rigueur, que diable!

Une liste non exhaustive pour éviter le pire

- Ne pas mettre en bouteilles trop tôt: comment dire? Oui, elle va être pétillante. Les bouteilles vont vraisemblablement exploser sous la pression. Pour peu que l' on s' en apercoive au bout de quelques jours, l' ensemble aura bien sûr séché, rendant le nettoyage un peu plus fastidieux encore. Sans parler de l' odeur. A l' ouverture des bouteilles survivantes, alors là c' est podium de formule un, il ne va rien rester dans la bouteille, y aura rien non plus dans le verre. Par contre, les meubles, le tapis, le canevas de la grand-mère accrochée au mur auront été copieusement arrosés.

frigo qui gicle

- Un re-sucrage en bouteille trop important: va y avoir de la mousse. Beaucoup de mousse. Pas utile. Vraiment pas.

- Un bon filtrage: un léger dépôt dans les bouteilles fait authentique. Naturellement trouble. Toutefois, si la bière est bien pétillante, à l' ouverture, le dépôt va s' immiscer comme un morpion sur une couille, bref tel un invité indésirable et donner, en plus d' une couleur pas très appétissante, un goût mega-beurk (lors de la décapsulation, les bulles vont arracher la lie du fond qui va se mélanger à la bière, on pourra alors apercevoir des éléments en suspension). Je filtre plusieurs fois. Surtout lorsque j' effectue un houblonnage à froid.

bière qui coule

- Une certaine originalité: la combinaison des malts, levures, houblons offrent déjà une bonne palette de possibilités. Les Belges ajoutent aussi des fruits, du sucre en abondance, du miel et quelquefois des épices. Pour débuter, il est préférable de rester assez économe sur les quantités d' ingrédients autres que le malt, l' eau et le houblon. Ou s' éxercer d' abord uniquement sur des recettes simples de base pour acquérir un "coup de patte". J' ai parcouru plusieurs forums, y en a même un qui voulait y rajouter de la polenta?!? Restons sérieux, le breuvage doit rester buvable, y a pas un sombre individu sur cette terre qui aurait l' idée de se faire un jus de brocolis, quand même. Euh,si?!? Enfin, non, pas là...

confused

- Une alcoolisation poussée: une bière contient généralement entre 4,5% et 5,5% d' alcool. Sans procéder à une quelconque carambouille, mes bières tapent entre 6 et 9. Alors, bon, forcément, la levure transforme le sucre en alcool, on peut toujours ajouter encore et encore du sucre sous toutes ces formes à l' ébullition et utiliser également LA levure qui ira chercher les derniers sucres dans les coins. Au détriment du goût. Alors, dans quel but? Pas la peine de brasser, autant acheter un litre d' alcool à bruler dans la droguerie du coin.

drunk

- Ne pas travailler salement: comme pour cuisiner, il est essentiel d' utiliser des ustensiles propres; à défaut, le risque d' infection augmente et bien sûr le goût de la bière s' altère. Si le but n' est pas de produire du vinaigre, un bon nettoyage des ustensiles s' impose, aussi bien pour la chauffe que la cuve de fermentation, une bonne stérilisation des bouteilles également. Bref, on fait de l' alimentaire ici!

nettoyage